CACAO
Selon l’Office National du Cacao Café (ONCC), le Nigeria a été le premier importateur africain de cacao Camerounais au cours de la campagne saisonnière 2024-2025 qui s’est achevé en juillet dernier, après avoir longtemps siphonné sa production
2100 tonnes de fèves, c’est la quantité de cacao camerounais importé par son voisin le Nigeria. A ce chiffre, il a fortement accru les volumes importés de fèves, c’est du moins ce que souligne l’ONCC dans son rapport de la campagne 2024-2025.
Néanmoins, L’Afrique n’a capté que 1,13% des expéditions globales du cacao camerounais vers le marché international. Les destinations les plus importantes ont, comme d’habitude pris la destination de l’Europe avec plus de 78% et de l’Asie qui représente plus de 18%.
Malgré cette hausse d’échange entre le Cameroun et son voisin, il faut reconnaitre que le Nigeria a longtemps siphonné la production camerounaise depuis la région du Sud-Ouest par le biais d’importation frauduleuses.
Kate Fotso, DG de Telcar dénonçait déjà ce phénomène en 2017 : « Depuis 30 ans, nous constatons une absence de la volonté du gouvernement à résoudre le problème. Les nigérians viennent jusqu’à Kumba, Mamfe. Ils utilisent les camerounais. L’Etat ne peut pas nous dire qu’il n’a pas de moyens pour lutter contre ce mal ». C’est en ces propos qu’il s’exprimait lors d’une réunion de crise relative au siphonage de la production camerounaise par son voisin.
A titre d’exemple, lors de la campagne 2022-2023, le gouvernement camerounais avait officiellement annoncé des pertes d’environ 70 milliards de FCFA, du fait des exportations frauduleuses de la production locale de fèves principalement vers le Nigeria. L’on se rappelle que pour réduire ce fléau, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du commerce, avait dû interdire à titre conservatoire les exportations de fèves vers ce pays lors de ladite campagne.
Toujours lors de la campagne 2023-2024, le mal était si profond que le gouvernement camerounais avait adopter un système de commercialisation plus contraignant. Articulé autour d’un contrôle rigoureux des exploitations de cacao par voie terrestre, maritime ou aérienne une politique qui visiblement porte ses fruits.
