Plus qu’un simple slogan politique ou un effet de mode, la consommation locale devient une urgence au Cameroun, un pays dont la balance économique est largement déficitaire depuis plusieurs années.
Le Cameroun possède une abondance de ressources naturelles, une agriculture variée et un artisanat riche. Malgré tout, la population continue d’acheter massivement des produits importés, créant ainsi un réel déséquilibre économique.
Selon les dernières statistiques, le pays est confronté à un déficit commercial croissant, avec des importations qui dépassent de loin les exportations.
Les produits locaux, souvent de qualités équivalentes, voir supérieur a ceux importés, peinent à se faire une place sur le marché, un paradoxe difficile a cerné.
Promouvoir la consommation locale n’est pas qu’une question de patriotisme économique. Cela représente avant tout une opportunité de créations d’emploi.
En soutenant les producteurs locaux, l’on contribue à la dynamisation de l’économie locale, ce qui contribuera à diminuer drastiquement le taux de chômage qui dicte encore sa loi.
Les petites et moyennes entreprises (PME) qui sont souvent à la base de l’innovation et de la création des valeurs, ont un rôle capital à jouer dans cette initiative.
De plus favoriser le circuit court, permettrait de diminuer considérablement l’empreinte Carbonne du pays, ce qui contribue à un développement durable et respectueux de l’environnement.
S’il est vrai que le made in cameroon représente un facteur incontournable pour redorer le blason de l’économie, il serait également juste de reconnaitre que plusieurs défis se dresses sur le chemin de ce processus noble : le faible financement étatique, le manque des infrastructures nécessaires entre autres, des obstacles aux quelles il faut inéluctablement trouver des solutions, quand on sait que l’équilibre de l’économie repose sur cette promotion du made in cameroon.
