
Le 5 février 2026 à Yaoundé, la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi), en partenariat avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et l’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), a lancé une série de consultations visant la création de Zones économiques spéciales (ZES) dans cinq régions : Centre, Littoral, Est, Sud et Ouest.
Quatre axes stratégiques
Ces échanges reposent sur quatre piliers :
- Modèles adaptés aux ressources locales : chaque commune devra définir un schéma industriel aligné sur ses atouts spécifiques.
- Transfert de compétences et retombées économiques : les municipalités sont appelées à devenir des acteurs de la production, et non de simples territoires d’accueil.
- Identification des filières porteuses : avec l’appui technique de la CEA, les segments industriels jugés les plus rentables seront ciblés, afin de maximiser la création d’emplois.
- Sécurisation foncière : la Magzi et les CVUC coordonnent l’évaluation des terrains pour garantir leur viabilité et éviter tout litige.
Un prolongement de la SND2020-2030
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui mise sur la décentralisation pour stimuler la croissance industrielle. La Magzi projette d’aménager plus de 6 700 hectares à l’échelle nationale, avec des sites déjà identifiés à Edéa (Littoral), Bertoua (Est), Meyomessala (Sud) et Nsam-Mvan à Yaoundé (Centre).
Des investissements structurants
En janvier 2026, la Magzi a signé un accord de 768 millions de dollars (433 milliards FCFA) avec le groupe émirati SGC Investment. Ce partenariat porte sur le développement du parc industriel du bois de Bertoua (904 hectares) et la base logistique de Nomayos à Yaoundé (2 hectares).
Vers l’opérationnalisation
Pour Augustin Tamba, président national des CVUC, « l’année 2026 marque le passage de la phase de planification à l’opérationnalisation concrète sur le terrain », avec le démarrage annoncé des premiers travaux dans les communes pilotes. L’objectif affiché est clair : densifier le maillage territorial et renforcer l’implication directe des collectivités locales dans la dynamique industrielle.
