
Un déficit énergétique étouffe l’économie locale au Cameroun depuis plusieurs années. La situation est telle que le taux d’électrification rurale ne dépasse pas les 55%. Cette situation a donc conforté les populations de la Menoua dans le désir de ne plus compter sur les grandes solutions nationales, mais plutôt de se procurer soi-même leur propre électricité.
C’est dans cette volonté de faire, mais de bien faire que l’élite et la diaspora lancent le projet hydroélectrique intégré de la Menoua. Il s’agit plus précisément d’un modèle de centrale « run-of-river » de 10 MW financé à majorité par les communautés de la Menoua dans la région de l’Ouest Cameroun, et les fils du terroir. L’objectif de ce projet est de combler à grande échelle le déficit énergétique du département de la Menoua tout en stimulant les activités telles que l’agriculture, l’industrie mais aussi le tourisme via un modèle participatif et durable.
Après de multiples réflexions, il est réaliste de penser que la Menoua, fort de ses 1380 km de superficie et 372 244 habitants, puisse assumer une petite centrale hydroélectrique de 10 MW en mode « petite hydraulique/run-of-river ». Cette centrale s’appuiera sur un cours d’eau de montagne qui reformera le poste de transformation de Ntsinkop, et ce grâce à un montage de financement local à titre participatif en provenance de tontines, de coopératives, de comités de développement, de privés, mais aussi de diaspora.
Rappelons que ce projet est susceptible de produire 77 GWh par an, ainsi qu’un bénéfice de 134 milliards sur 25 ans. Aussi, en combinant autonomie énergétique et développement multisectoriel, la Menoua se positionne comme un modèle clé de l’économie verte en Afrique centrale, et le résultat d’un engagement fort des pouvoirs publics et des communautés.
