Le Cameroun comme bon nombre de pays à travers l’Afrique, fait face au problème de l’entreprenariat féminin, un secteur jusqu’ici dominer par les hommes. Malgré cette triste réalité, des femmes arrivent tout de même à dire leur mot dans ce secteur miné.
Audace, passion, détermination, ce sont là les caractères qui sans doute détermine Lucie Carmen Djoken, cette jeune entrepreneuse camerounaise qui a clairement compris que le développement du Cameroun, passera logiquement par l’industrialisation et la promotion de la consommation locale. Le pays est riche en matière première certes, mais la transformation demeure un défi majeur.
La jeune diplômée en informatique et réseaux de l’université des montagnes avait une possibilité de se lancer dans une carrière professionnelle dans son secteur de prédilection, mais cette dernière a fait le choix du secteur complexe de l’entreprenariat camerounais. Promotrice de la marque mbiang, Lucie Carmen Djoken a choisi de se spécialisée dans la transformation des produits locaux.
Mbiang, son produit phare, est une huile d’arachide pressée a froid avec pour particularité de ne contenir aucun additif chimique. Quelques temps seulement après le lancement de son entreprise, les résultats sur le terrain sont encourageants. Le projet de cette visionnaire contraste avec une période ou la rareté de l’huile raffinée au Cameroun est un réel problème qui asphyxie au quotidien la population.
Lucie Carmen Djoken vise le sommet. Soutenus par les siens, elle ne se fixe aucune limite, elle vise conquérir le marché Africain et même mondial, elle croit fermement à son projet. Avec une clientèle qui se renforce au fur et à mesure, la jeune entrepreneuse, s’inscrit dans la liste rare de ces jeunes femmes, en quêtes de réussite dans le made in Cameroon.
