Et si le financement tant recherché par de nombreux jeunes entrepreneurs était désormais à portée de main ? Le gouvernement camerounais vient d’ouvrir le deuxième cycle du Concours des Plans d’Affaires du Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique (PFS-AIE). À la clé : une enveloppe globale de 5,5 milliards de FCFA destinée à 1 000 jeunes entrepreneurs.
L’initiative, soutenue techniquement et financièrement par la Banque mondiale, cible les jeunes âgés de 18 à 35 ans établis à Yaoundé, Douala, Buea, Bamenda, Maroua ou Garoua. Les candidatures, ouvertes depuis le 7 septembre, doivent être déposées en ligne au plus tard le 17 octobre 2026.
Bien plus qu’un simple financement
Pour les jeunes entrepreneurs, l’un des principaux obstacles au développement d’une activité reste l’accès aux ressources financières. Mais le programme ne se limite pas à apporter des fonds.
Les entreprises sélectionnées bénéficieront également de formations entrepreneuriales, de séances de coaching et d’un accompagnement post-financement. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires non seulement de recevoir un appui, mais surtout de mieux structurer et développer leurs entreprises.
Cette approche est particulièrement importante dans un environnement où de nombreuses petites activités naissent avec des moyens limités et peinent ensuite à franchir le cap de la croissance.
Qui peut prétendre à cet accompagnement ?
Le programme s’adresse aux promoteurs âgés de 18 à 35 ans, dont les entreprises sont en phase de démarrage et comptent entre un et trois ans d’existence.
Autre particularité : les entreprises peuvent être formelles ou informelles. Elles doivent toutefois présenter un potentiel de croissance significatif et être capables de contribuer à la création d’emplois, notamment dans les secteurs considérés comme prioritaires dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de présenter une idée. Le dispositif cherche à identifier des activités capables de se développer, de créer de la valeur et, à terme, de générer des emplois.
Une opportunité pour passer de la petite activité à une véritable entreprise
Pour beaucoup de jeunes Camerounais, l’entrepreneuriat commence souvent avec peu de moyens : quelques économies personnelles, le soutien de la famille ou des proches, voire des réinvestissements progressifs des bénéfices.
Le véritable défi arrive ensuite lorsqu’il faut acheter davantage de matériel, augmenter la production, recruter, améliorer la communication ou conquérir de nouveaux marchés.
C’est précisément à ce niveau que ce type d’accompagnement peut faire la différence. Un financement bien utilisé peut permettre à une jeune entreprise de franchir un nouveau cap. Mais le financement seul ne garantit pas la réussite : la gestion, la connaissance du marché, la capacité à vendre et la discipline financière restent déterminantes.
Pour une jeunesse qui veut créer plutôt que seulement chercher un emploi
Au-delà des 1 000 bénéficiaires attendus, ce programme pose une question plus large : comment permettre aux jeunes Camerounais de transformer leurs initiatives en entreprises durables ?
Avec une enveloppe de 5,5 milliards de FCFA, le dispositif représente un investissement important dans l’entrepreneuriat des jeunes. Le gouvernement affirme vouloir favoriser la création d’emplois durables, stimuler l’innovation et renforcer la compétitivité des PME.
La réussite de cette initiative dépendra toutefois de sa capacité à faire émerger des entreprises réellement solides et capables de survivre au-delà de la période d’accompagnement.
Une échéance à ne pas manquer
Les jeunes entrepreneurs intéressés disposent jusqu’au 17 octobre 2026 pour déposer leur candidature. Les inscriptions se font exclusivement en ligne sur la plateforme officielle du programme.
Pour les porteurs d’activités répondant aux critères, l’enjeu est donc clair : préparer sérieusement leur candidature, présenter un projet cohérent et surtout démontrer que leur entreprise possède un véritable potentiel de croissance.
5,5 milliards de FCFA peuvent représenter une importante impulsion. Mais derrière les chiffres, le véritable défi sera de transformer cet accompagnement en entreprises plus fortes, en emplois et en valeur créée localement.
