
Huile végétale
Après le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku, le Cameroun veut labelliser son huile végétale, une technique qui jusqu’ici a permis de mettre en valeur la production locale.
L’État camerounais explicite sa volonté de protéger son huile végétale, une stratégie qui consiste à mettre sur pied un label qui garantit qu’un produit puise sa qualité de son origine géographique.
Ce mécanisme permet de valoriser le savoir-faire local et renforcer par la même occasion, la compétitivité du produit sur le marché international. Pour concrétiser son envie, le gouvernement à travers le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique a lancé ce 1er septembre 2025, un appel pour recruter des cabinets spécialisés et chargés d’accompagner ce processus.
Cette opération qui bénéficie d’un financement du budget d’investissement public, a pour but d’aider les acteurs de la chaine de valeur à se structurer pour par ricochet créer le Groupement représentatif IGP huile végétale du Cameroun. Sa mission selon nos confrères d’Ecomatin : porter la demande de certification auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). En ce qui concerne le travail des consultants, il consistera à identifier l’ensemble des acteurs de la filière, délimiter l’aire géographique de production, sensibiliser les professionnels sur les opportunités et les exigences.
Ce projet voit le jour dans un contexte où le Cameroun avait interdit en 2021, l’exportation de son huile végétale, pour ainsi sécuriser l’approvisionnement du marché local. Cette initiative permettra inéluctablement la relance des exportations. Il est nécessaire de souligner que cette labellisation de l’huile végétale, complètera la liste des autres produits comme le poivre de Penja dont la labélisation a fait accroitre sa valeur sur le marché international passant de 2500 FCFA en 2013 avant la labellisation a 14000FCFA le kilogramme après la labellisation.
