
L’on se rappelle très fraîchement de l’incendie ayant entrainé l’arrêt de l’unique raffinerie du Cameroun. C’était dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2019.
Après ce temps de repos forcé, c’est avec l’objectif d’un doublement de capacité de 3,5 à 7 millions de tonnes par an que l’Etat a tracé une trajectoire de relance de la Société nationale de raffinage (Sonara).
Conformément à une recommandation de l’Assemblée générale datant du 24 juillet 2025, le Conseil d’administration a adopté, le 13 août 2025, une mise à jour du Plan d’action de restructuration et de réhabilitation, sur la base des conclusions du cabinet français EKUIM.
La solution retenue « option 3 », repose essentiellement sur un relancement graduel de la raffinerie, dont une note interne la schématise sur une remise en service progressive des installations déjà existantes, la montée en capacité étant prévue dans une phase ultérieure. Ce projet de grande envergure sera adossé au projet d’extension « Sonara 2010 », ainsi qu’à une modernisation conformément aux normes internationales récentes sur les carburants.
Financièrement parlant, il s’agit plus précisément de relancer l’activité avant la mise en œuvre des investissements les plus lourds, surtout dans un contexte de forte contrainte d’endettement pour ladite entreprise.
