Yaoundé, 1er juin 2026 – Alors que les étals des marchés camerounais débordent encore majoritairement de poissons congelés venus d’ailleurs, le Salon Interprofessionnel de l’Aquaculture du Cameroun (SIAC 2026) ouvre ses portes ce lundi au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé. Du 1er au 6 juin, pisciculteurs, transformateurs, fournisseurs d’aliments et investisseurs se réunissent pour une édition qui pourrait marquer un tournant décisif vers la souveraineté alimentaire made in Cameroon. Dans un pays qui dépense des centaines de milliards de FCFA chaque année pour importer du poisson, ce salon n’est pas une simple foire : c’est un cri de ralliement pour reconquérir nos assiettes. 
Ce deuxième opus du SIAC intervient dans un contexte économique critique. En 2025, le Cameroun a importé 267 259 tonnes de poissons congelés, pour une facture alourdie à plus de 230,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 38 % par rapport à l’année précédente. Pourtant, le potentiel aquacole national reste largement sous-exploité. Avec une production aquacole actuelle estimée autour de 12 000 tonnes, le pays ambitionne une forte augmentation grâce à des projets structurants. Des acteurs privés comme Fish&Co d’Albert Kouinche ou des initiatives dans l’Ouest (Bafoussam) et le Littoral démontrent que des entrepreneurs camerounais se positionnent déjà en leaders de l’élevage de tilapia, silure et autres espèces adaptées. Expositions, conférences et rencontres B2B au SIAC visent précisément à connecter ces talents locaux aux financements et technologies nécessaires pour passer à l’échelle.
All237, fidèle à sa mission de promotion du Made in Cameroon, voit dans ce salon l’opportunité historique de transformer une dépendance coûteuse en moteur de richesse nationale. Si les acteurs de la filière saisissent cette dynamique, le Cameroun pourrait non seulement réduire drastiquement sa facture d’importation, mais aussi créer des emplois massifs en zones rurales et exporter demain son savoir-faire aquacole. Le compte à rebours est lancé : du 1er au 6 juin, l’avenir du poisson camerounais se joue ici.
