« Il était question donc de mettre en place les bases pour que les huit régions où sont cultivés le cacao et le café puissent bénéficier des subventions au même titre que le Moungo. Nous avons reconduit le même budget que l’année passée à savoir 6,5 milliards FCFA dont 5,2 pour le cacao et 1,3 pour le café », s’exprimait ainsi le ministre de l’Agriculture et du Développement rural Gabriel Mbairobé, au sortir d’une session de travail avec le comité de pilotage du Fonds de développement des filières cacao et café. C’était le 17 avril 2023.
Les cacaoculteurs et les caféiculteurs vont donc bénéficier au cours de cette année d’une enveloppe de 6,5 milliards de Fcfa en appui à leur production.
Selon les déclarations du minader, la première opération de ce comité a permis d’enregistrer quinze mille producteurs de cacao et de café pour le Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc). La deuxième qui a eu lieu de 2022 à 2023 a permis d’enrôler 13 mille producteurs supplémentaires.
Le Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc) a été créé en 2021 avec pour objectif de permettre aux producteurs de cacao et/ou de cafés « des différents bassins agricoles du pays, de rentrer directement en possession des subventions gouvernementales de masse ou à la carte », explique Samuel Donatien Nengue, l’administrateur du Fodecc joint par Investir au Cameroun.
Bien plus, le Fodecc prévoit d’injecter 50 milliards de Fcfa dans la filière cacao-café d’ici 2026. Pour bénéficier de ces financements, chaque producteur doit être capable de financer entre 60 et 70% de sa production. Le Fonds ne finance que 30 à 40% de charges des producteurs.
Les subventions se font en 3 catégories.
- La première est constituée des intrants agricoles, ouverte à tous les producteurs ;
- La deuxième est celle des équipements et machines agricoles ;
- La dernière est celle des infrastructures de soutien à la production.
Les deux dernières catégories ne sont pas ouvertes à tous les producteurs. Elles demandent d’ailleurs une autre forme d’organisation et des conditions un peu plus importantes, telles que la présentation du plan d’affaires.
« Nous envisageons accélérer non seulement la vulgarisation, mais l’enrôlement des producteurs sur le terrain de manière à ce que cette politique de subvention impacte la production, impacte la qualité et soit visible sur le terrain », a conclu le minader Gabriel Mbairobe.